[OLD MP3] Janis Joplin – Move over

Une voix cassée calée sur une guitare cool sous une extrême dose de LSD. Les hippies s’extasient devant la présence de la Reine d’un genre, les deux mains moites sauvagements agrippées à son micro. Ce soir elle en a encore abusé, ses cheveux emmêlés sont collés à son visage en sueur, elle bouge et s’emporte dans ce tumulte symphonique. Encore un titre turbulent et indescriptible, d’une écorchée vive possédée par le terrible Rythm’n’blues.

Hurler et encore hurler, même au plus profond du plus profond Texas Janis Joplin a su répandre son groove dévastateur. Cette chanson ravageuse est présente sur l’album Pearl (Ancien surnom du Janis) sorti en 1971 à titre posthume (1 an après sa mort brutale d’overdose) avec le Full Tilt Boogie Band.

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Kings of leon / Only by the night

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Kings of Leon… Nom qui n’inspire pas tout de suite; qu’il faut lire et relire pour aimer, tout comme l’album. Il faut persister, la première écoute ne suffit carrément pas. C’est sur Closer que s’ouvre cet opus, chanson ponctuée de rythmes lourds assomés par une basse traînante le tout surmonté d’une voix sanglante. La première impression, est celle d’un quatuor déchiré sous morphine depuis plusieus mois. S’en suit de longues minutes de lamentation à bayonner (Crawl, Use somebody); entre voix singlante et guitares illuminées, dans une cave humide qui pue le moisi. Le meilleur album du quatuor sans doute, après un apprentissage stakhanoviste et une vie rock’n’roll. Lorsque la fréquence cardiaque s’accélère, sous le judicieux mélange auditif des Rois, un Followill dépose son voile froid et tout revient à la normale. Le côté sombre est omniprésent et l’insécurité totale dans cet entrêpot d’idées floues où déterrer les sentiments devient l’activité principale.

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Conor Oberst / Conor Oberst

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Conor oberst, séparé de ses braves Bright eyes épanche sont incontestable soif d’hyperactivité musicale avec un album solo; ou presque. Certains le haïssent pour son vibrato vocal omniprésent, certains l’adorent pour la même raison, et pour son charisme énigmatique. Dit comme le héros d’une amérique dépressive ou gamin maniaco et suroudé, Conor enfourche sa guitare et fonce, lentement, sûrement; et chamboule par tantôt d’intrépides ballades saccagées; tantôt d’un gracieux folk rock à transistors. Rien ne sert de se presser, la fin du monde est proche. Ce don, il l’a; le don de faire rejaillir les mauvais souvenirs par ses voyages sonores jusqu’à la limite de la torpeur. Parlant successivement de mal être adolescent ou d’amours tourbillonnants; le prodige suit la trace des Bright eyes, attaché aux racines folk (Cape canaveral) et à la country alternative (I don’t want to die -in a hospital-).

N.B = Conor oberst est beau.

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