Archives de Catégorie: CRITIQUE CD

STAIN / LP #1

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Enfin un bon groupe underground et indépendant à recommander, qui sonne beaucoup moins formaté que nos putains de groupes actuels soit disants rock’n’roll qui passent sur les bandes!
Dès l’introduction, on est plongés dans l’ambiance glauque et dérangeante du quintet d‘Amiens, animée par une simple boîte à musique solitaire. Puis les chansons oppressantes et longues découlent, espacées d’interludes courts et anxiogènes, entre guitare lointaine et beats suffocants. Le son est singulièrement effrayant et refoule des sentiments mystérieux dans cette atmosphère toujours plus étrange. C’est un album extra-terrestre que je tiens dans mes mains, que j’écoute en boucle depuis une heure; et jamais je ne m’en lasserai, jamais il ne me paraîtra familier. Tout simplement parce que cet album est un mélange parfaitement maîtrisé entre trip hop inquiétant et modern rock arrogant; et que le tenir fermement dans mes mains en étant sûre d’un style particulier ou encore d’une ambiance précise serait impossible. La description détaillée se transformerait en masochisme pur, car c’est tout simplement le résultat d’une expérience chimique compliquée mais réussie, une symbiose sans défauts accomplie par un quintet rock très discret.
L’album est ponctué de chansons de divers tempos, diverses mélodies, mais l’univers souillé est omniprésent. Dans quelques chansons l’influence Portishead se fait ressentir dans la voix colorée et indépendante de la chanteuse, vite tirée par l’instrumental à tendance psyché rock (Don‘t cry, Slowly). Puis il y a une montée dans les échos appuyés, les instruments se déchaînent puis retombent aussi spontanément et rebondissent, abandonnant toute notion d’attraction terrestre. Ensuite l’interlude s’expose, c’est l’occasion de reprendre son souffle, avant une seconde descente vertigineuse. Stain extirpe sa rage avec un acharnement mesuré dans les chansons qui précèdent avec une apparence beaucoup plus rock’n’roll, mais le flux sombre, bizzaroïde et dérangeant est toujours là (In the Kitchen, Contradictions).
L’album se clos sur un trip électro jazzy faussement joyeux, quelques arpèges adoucies entre les dents, mais l’imagination ne s’arrête pas là.

Planant, excellent et atypique.

 

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KAISER CHIEFS / Off with their heads

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Ce mois-ci est vraiment rempli de daubes auditives! Okay, il faut reconnaître que je prends un malin plaisir à détruire verbalement ce genre de groupes qui produisent un son pop-rock ultra-formaté (dans la lignée de The Killers, The Fratellis, The Hoosiers…). Il faut également prendre conscience que ces groupes préfabriqués pour remplir des stades de riffs joyeux et simplets sont là pour qu’on les tailles à mort; excusez moi l’expression, mais ça colle tellement bien à l’idée. Donc, armée de mon côté pro-sadique j’écoute mollement le nouvel album des Kaiser Chiefs, groupe qui a d’ailleurs connu son heure de gloire avec le fabuleux titre Everyday I love you less and less (Pour une fois, le procédé pourri de répéter une phrase pendant tout un morceau a marché). Évidemment, aucune surprise. Deux titres, ou peut être trois sont pas mal; mais le reste est sur-produit, surchargé d’arrangements en tout genres genre pseudo-éléctro (You want history) ou carrément niais (Good days bad days). Le single (Never miss a beat) sonne un peu vintage au début, mais au fur et à mesure se dégrade pitoyablement, à noter que les paroles sont très très profondes : «Why don’t you run away ? Are you kiding ? » ou encore « It’s coooooooool to know nothing ». La chanson à influence Beatles de l’album (Tomato in the rain) est à peu près écoutable, avec un côté légèrement psyché et quelques choeurs Beatlesiens.

Enfin bon, en général, mieux vaut passer à côté et continuer à s’extasier gaiement sur le nouvel AC/DC, Oh motherfucker!! Fuuck! This is a fucking great album!.

(Source MP3s : Hesawhore)

     

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Bloc Party / Intimacy

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Bloc party est un de ces groupes qui, un jour réside au sommet du sommet de la hype, puis le jour suivant s’effondre à un niveau assurément faible. C’est manifestement un quatuor qui se laisse porter au gré des vents Londoniens tout en essayant de remonter la pente avec acharnement, armé d’une énergie perdue, au fond d’un monde de brutalité et de riffs acerbes et juvéniles.

Putain de merde! Un changement radical. Bloc party, connu à ses débuts pour son très reussi Silent alarm (2005), album énergique à résonance post punk à la limite de l’éléctro rock s’est métamorphosé en une marre répétitive éléctro-bouillasse trois ans après (L’album studio de 2007 A Weekend In The City était un foirage total, oublions). Comme on nous a très bien enseigné à l’école, il faut toujours persévérer. Le groupe mené par le Ô grand Kele Okereke est devenu un groupe difficile d’accès, ou ni la première, ni la seconde écoute ne suffisent. J’écoute donc avec une obstination exagérée le nouvel opus du fameux groupe from U.K, décrit dans les critiques comme un album personnel, où les textes ont (enfin) un sens; et je discerne (peut être?) un semblant de mélodie. Oh oui, dans les tréfonds des tréfonds de la chanson Trojan horse, entre les arrangements fouillis et les multiples voix agaçantes je crois apercevoir une cavatine particulière. Les 9 chansons restantes forment un ensemble de ballades saccagées, accélérées, répétitives et complètement bidons. C’est lourd, accablant, et plat.

La seule chose qui vaille le coup sur ces tribulations de 43,2 minutes est sans doute la pochette sensuelle et arrogante ainsi que LE titre Trojan Horse.

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OASIS / Dig out your soul

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Comment passer à côté du nouvel opus du prodigieux et très influent groupe de britpop OASIS ? Aujourd’hui ce nom sonne comme une référence, un truc passé mais toujours d’actualité, tellement présent dans notre vie que l’on ne s’en rend même plus compte. Heureusement le fuckin’ best band of the world ré-actualise son Rock arrogant, avant la descente ultime.  Les deux frères Gallagher, gentils papas et incontestables fans des Beatles s’arrachant constamment leur part de succès se sont entendus sur ce disque innovateur et hétérogène. Oui, si je sors la physique pour décrire la perfection suprême de cet opus contagieux, c’est que l’on est arrivés à un point culminant. Et si leur vieille pop rock furibonde n’était qu’un test dans toute leur carrière ? Et si ce n’est qu’aujourd’hui qu’Oasis se sent bien, dans son style semi-psyché rock? Au moins d’agresser Liam ou Noel, nous ne saurons jamais. Les chansons, toujours plus accrochantes, entre hommage à Lennon sous acide (I’m outta time) noyé dans une marre de choeurs confondus et chansons vigoureusement efficaces (Ain’t got nothin’). L’instrumental lourd s’impose dans l’accablant titre raté The nature of reality, vite rattrapé par le titre suivant (Soldier On), carrément barré et psychédélique, à travers ses voix lointaines assommées de reverb et sa rythmique régulière. Le meilleur titre, Falling down, malgré son a priori banal domine aisément l’album, à l’aide d’une mélodie docile qui imprègne rapidement les oreilles.

En somme un excellent album, à ne rater sans aucun prétexte.

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TV on the radio / Dear science,

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Tiraillée entre deux monstres du moment, à savoir Oasis et TV on the radio; j’ai beaucoup hésité avant d’entamer l’écoute appronfondie de Dear science. Connaissant peu le groupe avant leur dernier opus, ça m’a foutu une sacrée claque. Comment n’aurais-je pas pu connaître le son si perfectionniste de ces New yorkais en perpétuelle quête de nouveauté? Le groupe, constitué du fameux David Sitek (Un certain producteur minutieux) et de quatre compagnons blacks, touffus, et ultra-doués; sort enfin son nouvel album (Après deux looooooongues très longues années d’attente insurmontable) : Dear science.

Un album rock démesurément expérimental à tendance tantôt Jazzy (Lover’s day, Red dress) , tantôt Hip hop (Dancing choose); exposant des chansons frénétiques et mordantes, pourvues d’une naïveté incomparable. Une science exquise qui avance, tout au long de ces 11 titres courts et concentrés; laissant quelques fois apparaître des tornades pop incisives (Golden Age).Le groupe révèle un savant mélange des genres et esprits, en se foutant totalement de l’avis du public. Voila un bon groupe moderne qui fouette.

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Kings of leon / Only by the night

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Kings of Leon… Nom qui n’inspire pas tout de suite; qu’il faut lire et relire pour aimer, tout comme l’album. Il faut persister, la première écoute ne suffit carrément pas. C’est sur Closer que s’ouvre cet opus, chanson ponctuée de rythmes lourds assomés par une basse traînante le tout surmonté d’une voix sanglante. La première impression, est celle d’un quatuor déchiré sous morphine depuis plusieus mois. S’en suit de longues minutes de lamentation à bayonner (Crawl, Use somebody); entre voix singlante et guitares illuminées, dans une cave humide qui pue le moisi. Le meilleur album du quatuor sans doute, après un apprentissage stakhanoviste et une vie rock’n’roll. Lorsque la fréquence cardiaque s’accélère, sous le judicieux mélange auditif des Rois, un Followill dépose son voile froid et tout revient à la normale. Le côté sombre est omniprésent et l’insécurité totale dans cet entrêpot d’idées floues où déterrer les sentiments devient l’activité principale.

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Conor Oberst / Conor Oberst

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Conor oberst, séparé de ses braves Bright eyes épanche sont incontestable soif d’hyperactivité musicale avec un album solo; ou presque. Certains le haïssent pour son vibrato vocal omniprésent, certains l’adorent pour la même raison, et pour son charisme énigmatique. Dit comme le héros d’une amérique dépressive ou gamin maniaco et suroudé, Conor enfourche sa guitare et fonce, lentement, sûrement; et chamboule par tantôt d’intrépides ballades saccagées; tantôt d’un gracieux folk rock à transistors. Rien ne sert de se presser, la fin du monde est proche. Ce don, il l’a; le don de faire rejaillir les mauvais souvenirs par ses voyages sonores jusqu’à la limite de la torpeur. Parlant successivement de mal être adolescent ou d’amours tourbillonnants; le prodige suit la trace des Bright eyes, attaché aux racines folk (Cape canaveral) et à la country alternative (I don’t want to die -in a hospital-).

N.B = Conor oberst est beau.

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