Archives mensuelles : octobre 2008

KAISER CHIEFS / Off with their heads

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Ce mois-ci est vraiment rempli de daubes auditives! Okay, il faut reconnaître que je prends un malin plaisir à détruire verbalement ce genre de groupes qui produisent un son pop-rock ultra-formaté (dans la lignée de The Killers, The Fratellis, The Hoosiers…). Il faut également prendre conscience que ces groupes préfabriqués pour remplir des stades de riffs joyeux et simplets sont là pour qu’on les tailles à mort; excusez moi l’expression, mais ça colle tellement bien à l’idée. Donc, armée de mon côté pro-sadique j’écoute mollement le nouvel album des Kaiser Chiefs, groupe qui a d’ailleurs connu son heure de gloire avec le fabuleux titre Everyday I love you less and less (Pour une fois, le procédé pourri de répéter une phrase pendant tout un morceau a marché). Évidemment, aucune surprise. Deux titres, ou peut être trois sont pas mal; mais le reste est sur-produit, surchargé d’arrangements en tout genres genre pseudo-éléctro (You want history) ou carrément niais (Good days bad days). Le single (Never miss a beat) sonne un peu vintage au début, mais au fur et à mesure se dégrade pitoyablement, à noter que les paroles sont très très profondes : «Why don’t you run away ? Are you kiding ? » ou encore « It’s coooooooool to know nothing ». La chanson à influence Beatles de l’album (Tomato in the rain) est à peu près écoutable, avec un côté légèrement psyché et quelques choeurs Beatlesiens.

Enfin bon, en général, mieux vaut passer à côté et continuer à s’extasier gaiement sur le nouvel AC/DC, Oh motherfucker!! Fuuck! This is a fucking great album!.

(Source MP3s : Hesawhore)

     

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The Datsuns / OOOOHYEAH

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Oh yeah, ça faisait un sacré bout de temps qu’on ne s’était pas enfouis dans un bon rock crasseux, étant donné les choix médiatiques déplorables de ces foutues années  et l’explosion de l’éléctro pop, écrasant littéralement les groupes de rock’n’roll à tendance punk rock/classique rock. The Datsuns, ancien groupe d’étudiants à Cambridge en Nouvelle-Zélande 11 ans d’existence et  à l’aube de son quatrième album est un groupe rock’n’rollesque à la présence imposante. Du son âpre et entraînant agrémenté de riffs acérés où l’on danserai bien une valse tordue, un verre de vodka pure à la main. L’on s’effondrerai sans doute en essayant de suivre ces rythmes abrupts parfois un peu trop poussés à la Offspring (Sorte de TCHAKPOUM binaire ultra-répétitif genre punk maudit)

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Bloc Party / Intimacy

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Bloc party est un de ces groupes qui, un jour réside au sommet du sommet de la hype, puis le jour suivant s’effondre à un niveau assurément faible. C’est manifestement un quatuor qui se laisse porter au gré des vents Londoniens tout en essayant de remonter la pente avec acharnement, armé d’une énergie perdue, au fond d’un monde de brutalité et de riffs acerbes et juvéniles.

Putain de merde! Un changement radical. Bloc party, connu à ses débuts pour son très reussi Silent alarm (2005), album énergique à résonance post punk à la limite de l’éléctro rock s’est métamorphosé en une marre répétitive éléctro-bouillasse trois ans après (L’album studio de 2007 A Weekend In The City était un foirage total, oublions). Comme on nous a très bien enseigné à l’école, il faut toujours persévérer. Le groupe mené par le Ô grand Kele Okereke est devenu un groupe difficile d’accès, ou ni la première, ni la seconde écoute ne suffisent. J’écoute donc avec une obstination exagérée le nouvel opus du fameux groupe from U.K, décrit dans les critiques comme un album personnel, où les textes ont (enfin) un sens; et je discerne (peut être?) un semblant de mélodie. Oh oui, dans les tréfonds des tréfonds de la chanson Trojan horse, entre les arrangements fouillis et les multiples voix agaçantes je crois apercevoir une cavatine particulière. Les 9 chansons restantes forment un ensemble de ballades saccagées, accélérées, répétitives et complètement bidons. C’est lourd, accablant, et plat.

La seule chose qui vaille le coup sur ces tribulations de 43,2 minutes est sans doute la pochette sensuelle et arrogante ainsi que LE titre Trojan Horse.

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OASIS / Dig out your soul

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Comment passer à côté du nouvel opus du prodigieux et très influent groupe de britpop OASIS ? Aujourd’hui ce nom sonne comme une référence, un truc passé mais toujours d’actualité, tellement présent dans notre vie que l’on ne s’en rend même plus compte. Heureusement le fuckin’ best band of the world ré-actualise son Rock arrogant, avant la descente ultime.  Les deux frères Gallagher, gentils papas et incontestables fans des Beatles s’arrachant constamment leur part de succès se sont entendus sur ce disque innovateur et hétérogène. Oui, si je sors la physique pour décrire la perfection suprême de cet opus contagieux, c’est que l’on est arrivés à un point culminant. Et si leur vieille pop rock furibonde n’était qu’un test dans toute leur carrière ? Et si ce n’est qu’aujourd’hui qu’Oasis se sent bien, dans son style semi-psyché rock? Au moins d’agresser Liam ou Noel, nous ne saurons jamais. Les chansons, toujours plus accrochantes, entre hommage à Lennon sous acide (I’m outta time) noyé dans une marre de choeurs confondus et chansons vigoureusement efficaces (Ain’t got nothin’). L’instrumental lourd s’impose dans l’accablant titre raté The nature of reality, vite rattrapé par le titre suivant (Soldier On), carrément barré et psychédélique, à travers ses voix lointaines assommées de reverb et sa rythmique régulière. Le meilleur titre, Falling down, malgré son a priori banal domine aisément l’album, à l’aide d’une mélodie docile qui imprègne rapidement les oreilles.

En somme un excellent album, à ne rater sans aucun prétexte.

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TV on the radio / Dear science,

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Tiraillée entre deux monstres du moment, à savoir Oasis et TV on the radio; j’ai beaucoup hésité avant d’entamer l’écoute appronfondie de Dear science. Connaissant peu le groupe avant leur dernier opus, ça m’a foutu une sacrée claque. Comment n’aurais-je pas pu connaître le son si perfectionniste de ces New yorkais en perpétuelle quête de nouveauté? Le groupe, constitué du fameux David Sitek (Un certain producteur minutieux) et de quatre compagnons blacks, touffus, et ultra-doués; sort enfin son nouvel album (Après deux looooooongues très longues années d’attente insurmontable) : Dear science.

Un album rock démesurément expérimental à tendance tantôt Jazzy (Lover’s day, Red dress) , tantôt Hip hop (Dancing choose); exposant des chansons frénétiques et mordantes, pourvues d’une naïveté incomparable. Une science exquise qui avance, tout au long de ces 11 titres courts et concentrés; laissant quelques fois apparaître des tornades pop incisives (Golden Age).Le groupe révèle un savant mélange des genres et esprits, en se foutant totalement de l’avis du public. Voila un bon groupe moderne qui fouette.

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[OLD MP3] Janis Joplin – Move over

Une voix cassée calée sur une guitare cool sous une extrême dose de LSD. Les hippies s’extasient devant la présence de la Reine d’un genre, les deux mains moites sauvagements agrippées à son micro. Ce soir elle en a encore abusé, ses cheveux emmêlés sont collés à son visage en sueur, elle bouge et s’emporte dans ce tumulte symphonique. Encore un titre turbulent et indescriptible, d’une écorchée vive possédée par le terrible Rythm’n’blues.

Hurler et encore hurler, même au plus profond du plus profond Texas Janis Joplin a su répandre son groove dévastateur. Cette chanson ravageuse est présente sur l’album Pearl (Ancien surnom du Janis) sorti en 1971 à titre posthume (1 an après sa mort brutale d’overdose) avec le Full Tilt Boogie Band.

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Kings of leon / Only by the night

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Kings of Leon… Nom qui n’inspire pas tout de suite; qu’il faut lire et relire pour aimer, tout comme l’album. Il faut persister, la première écoute ne suffit carrément pas. C’est sur Closer que s’ouvre cet opus, chanson ponctuée de rythmes lourds assomés par une basse traînante le tout surmonté d’une voix sanglante. La première impression, est celle d’un quatuor déchiré sous morphine depuis plusieus mois. S’en suit de longues minutes de lamentation à bayonner (Crawl, Use somebody); entre voix singlante et guitares illuminées, dans une cave humide qui pue le moisi. Le meilleur album du quatuor sans doute, après un apprentissage stakhanoviste et une vie rock’n’roll. Lorsque la fréquence cardiaque s’accélère, sous le judicieux mélange auditif des Rois, un Followill dépose son voile froid et tout revient à la normale. Le côté sombre est omniprésent et l’insécurité totale dans cet entrêpot d’idées floues où déterrer les sentiments devient l’activité principale.

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